mardi 4 mars 2014

La tête des trains ... à toute vapeur !


La picomobile a repris du service pour les 33 ans du bar La tête des trains, à Tousson.

A la demande de Pierrot, le "big boss" des lieux, je me suis plié à sa requête pour brasser une IPA (Indian Pale Ale).

Le soleil du matin tranchait sévèrement avec la grisaille des jours précédents et le café croissant du matin dans la cour de la Tête des trains était des plus agréable.

Le T-shirt est de mise, mais l'aide-mémoire pour le brassage est bien visible dans la poche du jean...

Suite à des infections de brassins à répétition (gout de cidre-vinaigre) , je me suis fendu de plusieurs améliorations de l'installation, en particulier avec une pompe digne de ce nom et un échangeur à plaques (je suppose que le coupable des infections rencontrées est mon précédent échangeur à contre courant fait maison). Je croise les doigts pour ce brassin !

Cette recette est très différente de ce que j'ai pu brasser jusque là. D'habitude, j'ai moins de 20 kg de malt dans ma cuve de brassage, cette fois j'en ai utilisé 25 kg. Du coup, il est beaucoup plus difficile d'obtenir une température homogène, en particulier pendant les étapes de montée en température entre deux paliers. Et comme il y a plus de malt que d'ordinaire, et bien, il faut mettre un peu plus de 'conviction' pour brasser tout ça ... Heureusement, j'ai rencontré deux "vis ma vie" qui m'ont offert des pauses appréciées; merci à Guy et Guillaume pour ces instants de répit.

Etape de touillage des fleurs de houblons à l’ébullition

La tête des trains est un lieu culturel, qu'on se le dise, un foyer rural, qu'on s'en convainque, une salle de concert, très certainement, un restaurant atypique, c'est juré, le repère de Là-bas si j'y suis, c'est écrit, un bar à bière, assurément, ... et encore bien d'autres choses plus précieuses !

 Dame Jeanne à la tête des trains, une voisine de comptoir bavarde qui en laissera plus d'un ébaubi !

N'empêche, j'avais proposé un vote pour le nom du brassin et proposé quelques idées subtiles et poétiques:
- La tête des trains (en référence à ... la tête des trains),
- La page 33 (en référence à la page 24),
- The girl from I.P.A.nema (en référence à la fille d'Ipanema),
- Dites 33 (en référence au docteur),
et le meilleur pour la fin...
- La Toussonenveut (... là j'abdique).

Malgré tous mes espoirs, il semblerait que la dernière proposition n'ait pas rencontré les faveurs du public venu nombreux pour acclamer qui du maitre de cérémonie, le hardi Pierrot, qui de la sommité brassicole, en la personne de Gilbert Delos, qui du chat rouquin qui se prélasse au soleil généreux de cette matinée Toussonnaise et dont j'ai oublié le nom.

Un toast aux 33 prochaines années de bons et loyaux services. Santé !

mercredi 11 décembre 2013

Bière de Noël

Suite à l'invitation de l'association "Les Galoupiots", la picomobile a repris du service le 7 décembre lors du marché de Noël à Autruy sur Juine.

L'opération de filtrage est sous la surveillance bienfaisante du père Noël.

Outre la présence de cet invité de marque sur le stand de brassage, ce marché fut l'occasion de présenter les étapes de la fabrication de la bière et de recueillir à chaud les réactions et appréciations des visiteurs.

Merci aux organisateurs de cet évènement !

vendredi 27 septembre 2013

La pico à la fête du pain de Buthiers

Le 5 octobre, la picomobile sera en brassage itinérant à Buthiers à l'occasion de la fête du pain !


C'est une animation de village très sympa avec pas mal d'assos présentes et un pain cuit au feu de bois qui est un délice, comme j'en ai rarement dégusté !

Vraiment, un événement à ne pas rater.

En prime, c'est proche d'un autre lieu qui mérite le détour; le bar 'La tête des trains', un lieu intemporel et fortement houblonné ...

mardi 16 juillet 2013

Et la Lambiere fut ...

On ne parle pas ici de ces récipients de chêne, mais bien de l'an Un de la Brasserie du Petit Hotel !
C'est donc fait, armé de mon numéro de Siret et d'entrepositaire agréé, me voici à l'assaut des marchés internationaux ...de la ferme !

Pour une première, le 6 juillet, ça sentait bon le 'presque juste à temps'. L'édition du samedi suivant fut plus sereine, le collage d'étiquette ayant été conduit de main experte la veille.

Pour le moment, il est trop tôt pour imaginer les volumes futurs, on reste au stade de la curiosité et de la découverte: l'avenir le dira !

Reste qu'il est très agréable de confronter les avis, renseigner le client curieux, échanger sur le ressenti de la dégustation proposée sur place.

Graal des Saints Graal(s) j'eus même la chance (si l'on peut dire) d'être immortalisé dans le journal local. La photo met bien en valeur tant produits artisanaux que chaussettes haussées bien haut: La classe absolue, ça habille son homme !
http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/pithiverais-beauce/2013/07/12/marche-chez-lexploitant-le-samedi-matin-1625355.html

Loin de moi, quolibets jaloux !

Tel le corbeau, honteux et confus, le picobrasseur jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus...

lundi 24 juin 2013

La PicoMobile: Vavavroum !


Après une longue absence sur ce blog, enfin quelques nouvelles fraîches. Ce dimanche, la pico s'est invitée à une journée portes ouvertes.

Cet 'événement' a eu lieu à la ferme de Virginie, à Poinville (Les délices du potager - 15 Grande rue - 28310 Poinville).

C'était l'occasion de sortir le matériel et de fêter la toute nouvelle attribution du numéro d'entepositaire agréé, de la part des douanes. 

Ca y est donc, elle existe administrativement, la Brasserie du Petit Hotel !

La journée portes ouvertes a permis de faire découvrir les deux recettes élaborées; une blonde - Hasardeuse, et une Rousse - Improbable. 

Avec mon neveu Mikaël, venu me prêter main forte, nous nous sommes relayés entre fourquet et gobelets de dégustation. Abusant honteusement de mon statut de vieil oncle, je suis resté plus souvent au contact des visiteurs que des cuves de brassage...

Les retours des dégustations nous ont franchement surpris agréablement. Les premiers brassins seront à maturité pour la vente aux alentours du 14 juillet et l'impatience est de mise côté brasserie !

Nous remercions chaleureusement Virginie, Franck et les autres personnes présentes pour cette journée très agréable.

Quelques photos ici:




samedi 10 novembre 2012

Anniversary brew: The return of the 10E-12brewer

Brassage tout grain n°5, le 2 novembre 2012

Retour au brassage après un temps de pause obligé pour cause de vagues travaux de maçonnerie en Yvelines ...

On a une recette, on a du matos, chiche qu'on se fait un brassage de 80 l qui foire pas de partout ?
Certes depuis, l'installation a progressé par " l'expérience " de toutes les diverses façons de foirer un truc lors du brassage:
- Nouvelle alimentation stabilisée,
- Pompe fixée sur la pico, avec câbles d'alimentation ressoudés,
- Nouveaux thermocouples pour remplacer le précédent qui avait peu apprécié la proximité du brûleur d'ébu,
- Tuyaux avec raccords à vis pour robinets,
- Seaux de fermentation briqués et désinfectés sérieusement au Chemipro (les robinets ont été démontés et lavés au poil; il y avait besoin !).
J'en ai aussi profité pour faire des repères sur un fourquet pour avoir une mesure directe du volume d'eau dans les cuves. Ça permet de vérifier qu'on ne se trompe pas de 5 litres, par exemple ...
J'ai aussi revu ma recette pour réduire le volume d'eau d'empâtage et de rinçage, puisque j'avais trop de moût la dernière fois. J'ai un peu ajusté les quantités de houblon en fonction des derniers essais.
C'est parti pour un brassage de 80 litres.
Trop bien le moulin MaltMill qui tourne tout seul (merci Jean-Michel de la brasserie des Carnutes, je n'oublie pas de te rapporter ton motoréducteur !).
Une vue de l'empâtage dans la cuve de 100 litres :
Finalement, je n'ai pas eu de bug pendant ce brassage; rien qui n'ait foiré à ma plus grande surprise. Par contre, il a des optimisations à travailler notamment sur le concassage du malt, pour ne pas avoir à être présent à 100 % lors de cette opération. De même, le nettoyage au chemipro en circuit fermé avec la pompe n'était pas des plus efficaces, à méditer... Il y a aussi à améliorer les tuyaux "volants" qui ne correspondent pas toujours pour l'usage attendu.

La filtration avec la tresse a très bien fonctionné (pour la deuxième fois) : l'opération de filtrage + rinçage a été menée en un peu moins de 30 minutes. On peut de toute façon mettre en chauffe pour l'ébu même si le filtrage n'est pas tout à fait terminé (et transférer le reste  de la cuve tampon vers l'ébu un peu plus tard), ce qui fait gagner encore quelques minutes. L'échangeur à contre courant demeure une merveille d'efficacité.

Après un peu plus d'une semaine, la fermentation primaire semble terminée. Les cuves de fermentations vont être mises au frais (10-15 °C) pendant 2 semaines puis ce sera le moment de mettre en bouteilles.

Jusque ici tout va bien, jusque ici tout va bien ...

vendredi 24 août 2012

Brasssin 4, plus fort que le mouvement perpetuel !

21 juillet 2012, nous y voici donc, le fameux brassin N°4:
Cette fois, le volume était au rendez-vous puisque je me suis retrouvé avec plus de 100 litres de moût à faire bouillir ... dans ma cuve de 100 litres  !

Outre cette petite déconvenue, le moulin acheté d'occasion qui mouline tout seul avec un joli moteur électrique, c'est de la balle !

Deuxième effet kisscool, la tresse inox semble très satisfaite de la mouture  puisque la filtration se fait en une dizaine de minutes, et le rinçage est à peine plus long: re-que-du-bonheur !

Pour le passage en ébullition, il fallait bien un peu de pep's. C'est chose faite avec une pompe qui rend l'âme après quelques secondes de mise en fonction. En fait juste un fil dessoudé, juste assez pour se retrouver shadock d'un jour.
La mise en bouteille a lieu le 20 Août. Après quelques jours la re-fermentation est effective. On reste dans les registres gustatifs habituels, mais il y a une amertume pas super agréable qui est venue s'inviter à ma recette, en deuxième bouche. Il y a de fortes chances pour que l'ajout de blé cru réalisé pour ce brassin afin d'essayer de renforcer la mousse en soit à l'origine. J'essaierai de l'orge à la place pour le prochain brassin.

J'avais une bière bonne mais avec peu de mousse. Cette fois j'ai bien la mousse, mais bon ...

Pas tout de suite la suite, l'est un peu occupé sur d'autres sujets le picobrasseur !

lundi 30 juillet 2012

Le nom qui convient: Hasardeuse

De retour sur le blog après quelques temps d'absence.

Le brassin  de pâques, alias n°3, s'est révélé très frais avec une préférence très nette pour la levure T58. La levure Top de Brouwland fait apparaître une amertume assez désagréable comparé à l'équilibre obtenu avec la précédente.

La levure basse quand à elle donne une bière douce mais un peu plus 'terne' du point de vue des arômes.

La mousse en revanche est très perfectible. Elle ne tient pas et est peu abondante lorsque l'on verse la bière ... c'est même plutôt moins bien que pour les brassins précédents.

Une fois la problématique de la mousse réglée, la recette sera à priori 'figée' car le produit obtenu me convient assez bien.

On poursuit, mais en en pas pareil.

La suite se voulait en apothéose, le brassin suivant serait de 80 litres ou ne serait pas !   Sur cette volonté toute chevaleresque, il faut reconnaître qu'on en clamerait presque "tout est perdu, fors l'honneur".

Récit d'une déconfiture à la François 1er:

A l'aide d'une belle règle de Troie, pardon, de trois, calquée sur les brassins précédents, les  quantités de matières premières ont été couchées sur le papier la veille.

Tourne, tourne petit moulin...

Une fois le malt concassé, l'empâtage est réalisée à la température habituelle. Par contre, la viscosité du mélange rend le contrôle de la température ... hasardeux.
Après les différents paliers, tenus tant bien que mal, arrive l'étape du filtrage. Dans le cas présent, il n'était plus possible de réaliser l'opération avec ma cuve filtre de 30 litres, je testais donc en grande première "la tresse".

Je découvris que la tresse est animée par un phénomène périodique: 
10 ça coule avec à manger dedans
20 ça y est c'est bouché
30 je colle un grand coup de fourquet sur la tresse
40 Goto 10

Au cours, de cette opération d'environ trois bonnes heures, la lumière m'apparut: J'avais utilisé 36 litres d'eau à l'empâtage. Puisque ma recette utilise la même quantité d'eau pour l'empâtage que pour le rinçage, on arrive à 2 X 36 litres, desquels il faudra déduire l'évaporation.  2 X 36 litres peuvent-ils donner une valeur de 80 litres ? Éventuellement avec une évaporation négative ? Est-ce possible en biérologie ?

De façon plus pragmatique, il me fallu me rendre à l'évidence: j'avais lu le chiffre du tableau de gauche (avant la règle de 3) et non le chiffre du tableau de droite. Hum ...

Dans une panique totale, j'ai donc rincé avec une quantité d'eau augmentée à la louche, pour se rapprocher au mieux de la quantité finale désirée.

Après un peu moins de 30 secondes d'utilisation, l'alimentation de la pompe a rendu l'âme ...

Au final, entre les approximations de l'eau ajoutée et les misères du filtrage avec la tresse, j'ai mis en fût 66 litres au lieu des 80 litres espérés.

Bref, si vraisemblablement la bière obtenue au final devait être bonne, il était exclu de caresser l'espoir de reproduire à l'identique la recette !

La Fée fermentation

Au terme du processus de fermentation, j'ai entrepris la mise en bouteille du breuvage. Les deux premiers fûts de 22 l ont été embouteillés en 33 cl. Le dernier fût était dédié au conditionnement en 75 cl. Je découvris après avoir capsulé un peu plus de 120 bouteilles de 33 cl que le dernier fût avait été contaminé. J'avais un superbe lambic bien sauvage de 22 litres. J'ai du me résoudre à le déclasser en activateur de compost (Bio)...

Le bilan est finalement de 55 % avec 44 l obtenus pour 80 l visés. Ca reste mieux que le taux de victoire d'Alain Prost (Monsieur 50 %), qui a pourtant été plusieurs fois champion du monde, alors ...




lundi 9 avril 2012

Les cloches sonnent sonnent ...


Quoi de mieux qu'un lundi de Pâques pour brasser au rythme des cloches.

Pas celles des compagnons de la chanson, mais à choisir,  plutôt Bon Scott avec un Hells Bells de circonstance. Un détour pour Angus en enfant de coeur  : ici

Ce brassin sera-t-il comme un petit  Jésus en culotte de velours ou épicé en diable ?

Une chose est certaine, pour les records de vitesse on repassera ! Début de la mise en place vers 10 h (1h ce concassage de malt Pfff !) ... et à 22h30 on se rapproche de la fin.

Pas encore top  automatisée la pico, mais ça progresse.

Tous les outils sont sous la main

Cette fois le brassin est à 50 l de bière estimé. Il est ensemencé avec de la levure T58, de la Lager 33 et de la Top, pour estimer l'apport de la levure sur le goût final.

La quantité de houblon a été un peu augmentée, la bière précédente étant assez douce.

A suivre !

mardi 3 avril 2012

Et pourtant elle mousse ...

Alors qu'on se le dise, je ne laisserai pas traîner dans la boue un brassin, fusse-t-il le premier (tout grain, il s'entend).

Ah ces amateurs de fermentation spontanée qui rechignent à mettre en fût 225 pôvres litres de bière (taille assez standard pour les fûts de chêne), à les laisser maturer pendant deux ans avant de les assembler avec des lambics plus jeunes... ben quoi, l'a qu'à boire de la Kro, s'il peut pas patienter 2 ans pour avoir 450 litres de lambic. Ca fait pas assez de bière peut-être ???

Donc, re-dis-je, moi ma bière, elle mousse, Môssieur. Et s'il faut des preuves en voici !

A dire vrai, il y en avait beaucoup plus lorsque je l'ai versée, mais le temps de trouver le réglage de l'appareil pour ne pas avoir le reflet qui brille sur le verre ou la bouteille.

Si ça peut donner une idée sur la tenue de la mousse: je suis pas vraiment Guy l'éclair quand il s'agit de trouver un réglage qui convienne sur un appareil photo numérique ...
C'est dire si elle mousse !